Contexte



Assurer la sécurité des biens et des personnes dans un espace de liberté et de justice, tel est l'objectif de la stratégie européenne de sécurité adoptée par le Conseil Européen en 2003 et réaffirmée en 2004, suite aux attentats de Madrid.

Le rapport d'un Groupe de Personnalités, mandaté par la Commission Européenne, soulignait la nécessité de financer la recherche sur un très large champ de missions de sécurité, très proche du concept de sécurité globale.

La sécurité globale peut être définie (définition de l'Institut National des Hautes Études en Sécurité - INHES) comme la capacité d'assurer à une collectivité donnée et à ses membres, un niveau suffisant de prévention et de protection contre les risques et les menaces de toutes natures et de tous impacts, d'où qu'ils viennent, dans des conditions qui favorisent le développement sans rupture de la vie et des activités collectives et individuelles. Dès lors, les objectifs et les missions de la sécurité globale se déclinent, entre autres, en protection des infrastructures critiques et des réseaux (transports, énergie, systèmes d'information...), en gestion de crises (de la planification à la réparation / phases de résilience), en protection contre le terrorisme et le crime organisé, en activités transverses (interopérabilité, traitement de l'information, simulation et modélisation, Sécurité des Systèmes d'Information...).

Cette définition recouvre donc, de fait, les différentes composantes suivantes : sécurité économique, sécurité sanitaire (risques biologiques, pandémies, catastrophes naturelles, sécurité alimentaires...), sécurité informatique et numérique (données, réseaux,...), sécurité du territoire, aérienne et maritime, sécurité civile, sécurité des transports (terre, air et mer), sécurité industrielle, lutte contre le terrorisme, la criminalité et la fraude... Cette approche générale, qui se caractérise par un traitement d'ensemble de la sécurité, donc interdisciplinaire, systémique et transversal, des causes comme des effets, est celle retenue par la Commission Européenne dans son programme de travail 2007-2008 pour le volet spécifique du FP7 sur la recherche en sécurité (PERS).

La première édition du Workshop, en janvier 2007, a pleinement montré la pertinence d'une telle manifestation, tant par la variété des questions abordées que par la diversité des participants, qu'ils soient de la sphère publique ou du monde de l'entreprise. Cette manifestation a mis en évidence un besoin, une attente, et la seconde édition en est un élément de réponse dans la mesure où elle doit pouvoir permettre de consolider une communauté multidisciplinaire en émergence.

Objectifs


La première édition du Workshop (WISG'07, des 30 et 31 janvier 2007) a montré à l'évidence qu'une communauté scientifique et technique était en phase d'émergence. Dès lors, un rendez-vous annule sur le thème de la Sécurité Globale apparaît comme nécessaire pour que cette communauté se rencontre, échange, fasse le point…

Le but de ce workshop est, entre autres, de continuer de sensibiliser toutes les communautés académiques a priori concernées (que ses membres soient déjà impliqués dans le domaine de la sécurité globale ou qu'ils ne connaissent pas toute l'activité relative à cette thématique), pour qu'elles fassent le point sur les avancées, sur les problèmes scientifiques et ruptures technologiques, prennent des contacts, imaginent des projets communs, se rapprochent des industriels, des prescripteurs et des utilisateurs finals qui seront présents afin de pouvoir participer à des consortiums existants, ou contribuer à l'émergence de nouveaux consortiums, ce dans la perspective d'initialiser des travaux et de prendre part aux prochains appels à projets (ANR - CSOSG, 7ème PCRD...), dont le workshop sera l'occasion de présenter les contenus.

Ce workshop sera aussi l'occasion d'une présentation - par les consortiums concernés - des projets retenus par l'ANR dans le cadre du programme CSOSG lors des campagnes 2006 et 2007.




financée principalement par l'ANR, cette manifestation n'a pas de frais
d'inscription pour l'accès à la conférence, les actes, les pauses,
les déjeuners et la soirée du 29 janvier